Apnée du sommeil

Apnée du sommeil

Apnee du sommeil et orthodontie parisL’apnée du sommeil est un problème qui se manifeste donc pendant que l’on dort. Il s’agit plus précisément de troubles de la respiration.

Soit la respiration est fréquemment suspendue (phénomène d’apnée), soit le flux de respiration baisse (on parle alors d’hypopnée). À l’origine de ce phénomène, des voies respiratoires supérieures qui sont partiellement ou totalement bouchées. Voir note de l’Inserm.

 

L’apnée du sommeil, présentation

L’apnée du sommeil est un problème respiratoire qui s’accompagne de deux principaux symptômes : l’apnée et l’hypopnée qui se caractérisent respectivement par des arrêts répétés de la respiration et par des voies respiratoires supérieures obstruées. On en parle alors de syndrome d’apnée – hypopnée du sommeil (ou SAHS) ou de syndrome d’apnée obstructive du sommeil (ou SAOS).

L’hypopnée est un trouble respiratoire durant au moins 10 secondes et impliquant une diminution de plus de 30 % du flux respiratoire ou des mouvements thoraco-abdominaux (en comparaison avec une valeur standard). L’hypopnée implique également une désaturation du taux d’oxygène dans le sang de plus de 4 % ainsi que des micro-réveils.

À cause de l’hypopnée, l’apport d’air durant le sommeil n’est pas suffisant : le patient fait de l’hypoventilation. Cela a des conséquences dans la journée, comme une importante somnolence voire des endormissements intempestifs.

Dans le cas d’un SAOS qui est associé à une obstruction des voies respiratoires supérieures, on retrouve d’autres symptômes dont les céphalées au réveil, le ronflement, les apnées ou autres désordres du sommeil lesquels sont généralement constatés par l’entourage.

Un arrêt ou une diminution du flux respiratoire implique une réduction de l’oxygène dans le sang. Lorsque la respiration reprend (normalement), le sujet sursaute et peut être envahi par une impression d’étouffement. Parce que le sommeil est sans cesse interrompu, le dormeur ne parvient pas à atteindre un sommeil profond, se retrouvant alors dans l’impossibilité de profiter d’une bonne nuit de sommeil (réparateur).

À souligner qu’en fonction des causes et des manifestations de l’apnée du sommeil, le patient peut ronfler ou non.

 

Les statistiques de l’apnée du sommeil

Avant tout, il faut savoir que l’apnée du sommeil est un problème de santé qui touche une proportion assez importante d’individus. Sa prévalence va de 0,3 % et 5 %. Ce taux peut même aller jusqu’à 10 % si l’on en croit les différentes études portant sur le sujet. Pour sa part, l’apnée du sommeil lié à une obstruction des voies respiratoires supérieures peut toucher jusqu’à une personne sur cinq.

Dans tous les cas, l’apnée du sommeil (et les troubles du sommeil en général) est aujourd’hui prise très au sérieux par le corps médical (et il s’agit d’une maladie à part entière et non pas un simple symptôme). D’autant plus que la plupart des personnes touchées ne sont pas au courant elles-mêmes.

Dans tous les cas, il faut souligner que tout le monde peut être touché par ce phénomène, dont les jeunes, bien que l’on constate une plus forte prévalence chez les individus ayant dépassé la quarantaine et chez les personnes sujettes à une surcharge pondérale. Chez les patients de moins de 60 ans, on retrouve principalement des hommes. Chez les 30 – 60 ans 2 % des femmes sont touchées contre 4 % pour les représentants de la gent masculine. À souligner, en outre, qu’entre environ 30 et 50 % des personnes ayant de l’hypertension sont touchés par le syndrome d’apnée obstructive du sommeil.

 

Manifestation de l’apnée du sommeil

Apnee du sommeil - schema medical

En cas d’apnée du sommeil, la respiration du patient baisse sensiblement. Il est même possible que celle-ci s’arrête totalement pendant qu’il dort. Théoriquement une apnée se caractérise d’ailleurs par un arrêt de la respiration qui dure plus de 10 secondes. Il faut donc le distinguer de l’hypopnée précédemment décrite, mais qui peut très bien se produire chez les personnes souffrant d’apnée du sommeil.

Pour en revenir à l’apnée du sommeil, celle-ci peut se manifester durant une dizaine, une vingtaine de secondes (ou encore plus) et le phénomène peut revenir jusqu’à 20 voire 30 fois (ou plus) toutes les heures. Afin de savoir précisément l’étendue du problème chez une personne qui souffre d’apnée du sommeil, on procède à ce que l’on appelle le « test du sommeil ». Celle-ci dure au moins 6 heures et permet de contrôler les différents phénomènes se produisant pendant que le sujet dort. En fonction des facteurs étudiés, on parle de polygraphie ou de polysomnographie.

En pratique, le praticien s’intéresse au IAH ou index d’apnées – hypopnées. Cette valeur correspond au total d’apnées et d’hypopnées qui surviennent durant 1 h de sommeil.

 

Symptômes de l’apnée du sommeil

Trois principaux signes

Il existe de nombreux symptômes qui caractérisent l’apnée du sommeil. D’un côté, il y a les trois principaux signes.

  1. D’abord, le patient somnole et ressent de la fatigue durant la journée, sans en comprendre la cause.
  2. Ensuite, il s’endort fréquemment et sans pouvoir se contrôler.
  3. Enfin, il ronfle beaucoup durant le sommeil et sa respiration est souvent entrecoupée.

Le symptômes secondaires

Parallèlement à ces symptômes, il existe également d’autres signes à ne pas négliger : hypertension ;

  1. Caractère irritable
  2. Impression d’étouffer ou de suffoquer durant la nuit
  3. Grosse fatigue
  4. Difficulté à se concentrer
  5. Dépression
  6. Maux de tête matinaux
  7. Troubles de l’érection…

 

Connaître les causes possibles de l’apnée du sommeil

On peut faire la distinction entre deux principales causes de l’apnée du sommeil.

D’un côté, on parle d’apnée obstructive, ce qui implique soit une obstruction soit un syndrome métabolique. Il s’agit ici du SAOS, c’est la manifestation la plus courante de ce trouble. Dans une grande majorité des cas, le problème est dû à une surcharge pondérable. D’ailleurs près de 6 adultes sur 10 qui souffrent d’obésité sont sujets à ce problème respiratoire se manifestant durant le sommeil. Il existe aussi d’autres facteurs favorisant ce type d’apnée obstructive tels que des amygdales imposantes ; une trop forte présence de tissus gras au niveau de la gorge chez les individus sujets à l’obésité ; une trop importante longueur du voile du palais ; une mauvaise configuration de la mâchoire du bas. Il convient de souligner que le fait de dormir sur le dos est susceptible de favoriser l’obstruction.

D’un autre côté, il y a les causes neurologiques. L’apnée du sommeil est, dans ce cas, liée à un problème au niveau du système nerveux central. Le contrôle de la respiration ne peut se faire normalement. La différence avec une apnée impliquant une obstruction réside dans le fait que le patient n’a pas besoin de fournir des efforts particuliers pour inspirer. En réalité, un message du cerveau fait que le patient cesse de respirer pendant un certain laps de temps.

 

Impacts de l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil a un impact certain sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Le sommeil profond et paradoxal est moins long et la nuit est moins réparatrice. D’autant plus que des micro-réveils sont à déplorer. En journée, la somnolence est omniprésente. Le patient est irritable et il est possible qu’il souffre d’une baisse de libido tout en étant sujet à un état dépressif. il faut souligner que l’entourage en subit également les conséquences, notamment à cause du sommeil agité du patient et ses éventuels ronflements.

 

Comment diagnostiquer l’apnée du sommeil ?

La meilleure façon d’établir le diagnostic de l’apnée du sommeil (ou autres troubles du sommeil) consiste à entreprendre un test spécifique. Il s’agit du PSG ou polysomnographie qui se réalise de préférence au sein d’un centre du sommeil ou laboratoire du sommeil. Ce test implique de passer une nuit dans ce centre.

À noter qu’il existe quand même des tests partiels à réaliser en utilisant un appareil portable. Ce type d’équipement peut être manipulé par le patient lui-même, dans le cadre d’un monitoring à domicile. L’objectif est alors de mesurer le taux d’oxygène, les fluctuations de la respiration, le ronflement sans oublier le débit d’air qui circule dans le nez et dans la bouche.

Le diagnostic est posé en tenant compte de plusieurs paramètres analysés durant le polysomnographie : l’activité cérébrale ; les différentes phases du sommeil ; le tonus des muscles ; les mouvements oculaires ; les battements du cœur ; la respiration ; le débit d’air ; le niveau d’oxygène dans le sang ; les soulèvements du ventre et de la poitrine. Une fois que le diagnostic est établi, un traitement spécifique peut être mis en place.

 

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