Les respirateurs buccaux

Les respirateurs buccaux

respirateurs buccaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un respirateur buccal est une personne qui respire par la bouche. Dans le jargon, il est alors question de respiration ou ventilation buccale. Bien qu’il s’agisse d’un phénomène qui semble a priori anodin, cette habitude peut engendrer différents désagréments non négligeables. Comment alors remédier à la situation ?

 

 

Quid du respirateur buccal ?

Beaucoup l’ignorent, mais le fait de respirer par la bouche au lieu de le faire par le nez peut devenir un véritable problème. Il peut en découler différents soucis relativement graves. Mais qui est donc le « respirateur buccal » ? C’est un individu qui inspire et expire l’air par la bouche, partiellement ou systématiquement.

Pour mieux comprendre les conséquences néfastes de cette habitude, il faut analyser la respiration naturelle : celle-ci se fait avec des lèvres décontractées mais fermées, avec un léger espacement entre les dents (environ 1 à 2 millimètres) et une langue qui remplit entièrement la bouche, sans contracture spécifique. Ce qui n’est pas le cas avec la respiration buccale.

 

L’importance de la respiration par le nez

Respirer par le nez est naturel et il s’agit d’un geste bénéfique à plusieurs égards. Le fait que l’air passe par la cavité nasale permet d’ailleurs d’assurer diverses fonctions essentielles. D’abord, il assure le filtrage de particules volumineuses dans l’air grâce à la présence de poils, limitant l’arrivée d’éléments susceptibles de véhiculer des maladies. Il permet de lutter contre un phénomène de congestion anormale du nez. Lorsque l’air passe par le nez, il évite que les muqueuses ne soient trop gonflées. Si tel est le cas, il y aurait moins d’espace libre dans la cavité nasale et le mucus ne peut être évacué. Celui-ci pourrait alors « polluer » les trompes d’eustaches et favoriser les infections au niveau de la gorge et des oreilles, le risque d’infection ORL est accru.

Respirer par le nez contribue aussi à rafraîchir le cerveau pendant que l’organisme est au repos. L’air, par le biais des micro-vaisseaux sanguins au niveau des muqueuses du nez, parvient jusqu’aux cellules cérébrales pour le refroidir. Tout l’organisme étant au repos, le système nerveux central peut également prendre une pause et se requinquer en vue des périodes actives à venir.

Enfin, la respiration nasale favorise le développement osseux au niveau des éléments constituant la cavité du nez et via lesquels transite l’air. Il s’agit entre autres des os de la mâchoire supérieure. Tout cela explique l’importance d’une respiration par le nez en orthodontie

 

Les effets de la respiration buccale

Chez un respirateur buccal, on constate différents effets négatifs à ne pas négliger :

  1. Parce que la bouche est sans cesse entrouverte, une sécheresse est à redouter, de même qu’une mauvaise haleine.
  2. Par ailleurs, le patient concerné peut développer des cernes et souffrir de sueurs durant la nuit, en particulier au niveau de la tête. Les nuits sont rarement reposantes et la journée est marquée par de la somnolence.
  3. Le sujet peut être sujet à des infections ORL persistantes.
  4. À tout cela s’ajoutent les problèmes orthodontiques.

 

Prévention et prise en charge de la respiration buccale

Avant tout, il faut rappeler que la respiration buccale n’est pas naturelle. Mais lorsque l’on a fait de la sorte tout au long de sa vie, il est très difficile d’abandonner cette habitude du jour au lendemain. Respirer par le nez peut alors même devenir angoissant, au début.

D’où l’importance de la prévention. Dès le plus jeune âge, il faut faire en sorte de favoriser la respiration par le nez. Dès la naissance et jusqu’à l’âge de 1 an, il est important d’inculquer de bonnes habitudes. Plus précisément, il faut être très attentif aux affections susceptibles de favoriser une respiration par la bouche. On retrouve notamment les infections ORL, mais aussi des troubles de la déglutition ou de la succion apparus avant ou au moment de l’accouchement.

Première étape : la rencontre avec un Osthéopathe

Dans un dessein de prévention, c’est généralement à un ostéopathe que l’on s’adresse dans un premier temps. Celui-ci tient compte du profil de chacun tout en effectuant des palpations pour avoir une idée précise de la situation.

Deuxième étape : le rendez-vous avec un Orthophoniste

Dans le cas où une respiration buccale est confirmée, différentes mesures peuvent être prises. Un traitement et un suivi multidisciplinaire sont à envisager. Après l’ostéopathe, on peut consulter l’orthophoniste qui va solliciter l’ensemble des muscles intervenant dans la respiration, dans l’élocution et la déglutition.

Troisième étape : la consultation d’un OrthodontisteAppareil myofonctionnel - orthodontie paris

Pour sa part, le dentiste ou l’orthodontiste va préconiser le port d’un appareil myofonctionnel. Ce dispositif sert de guide à la langue, faisant en sorte que ce dernier adopte la bonne position et fonctionne de façon à optimiser la respiration, l’élocution ou encore la mastication.

 

Le rôle des parents

En dehors des praticiens, les parents sont également des acteurs de la prévention et du traitement d’une respiration buccale, l’objectif étant de rétablir une respiration naturelle et plus saine. Tout traitement se fait en respectant scrupuleusement le développement du patient (ceci est notamment valable chez les plus jeunes) dans la mesure où la prise en charge implique à la fois la structure, la forme ainsi que les fonctions.

 

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